Femme-sifflet maya avec codex

 



 Péninsule du Yucatán, côte ouest, Golfe du Mexique, longtemps avant l’arrivée des vaisseaux espagnols, des corsaires et des pirates anglais, français et hollandais. À une quarantaine de kilomètres au nord de San Francisco de Campeche, la petite île de Jaina abrite, il y a plus de deux mille ans, un port marchand.

Les archéologues ont mis à jour des milliers de tombes. Des petites statuettes (10 à 30 cm) en argile cuite accompagnent les défunts sans que les spécialistes ne sachent exactement le rôle qu’elles jouèrent dans le voyage dans l’au-delà. En revanche, elles mettent en lumière la société maya pendant le bas Classique (600-900).

Ici, je m’intéresse à une statuette-sifflet car elle présente un objet de très grande valeur, qui vous aura peut-être sauté aux yeux. Il ne s’agit ni de la déformation crânienne - qui sert d’embouchure au sifflet - et des scarifications qui la désignent comme un personnage de haut rang, ni de la mise en beauté - vêtement, parure - ou encore de la coiffure - frange en escalier avec des accessoires en papier et en tissus dans les cheveux - mais bien pour ce qu’elle tient dans sa main droite : rectangulaire, plié en accordéon, de papier “amatl” : il s’agit d’un codex maya.

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